11 avril 2009

DAMBACH-LA-VILLE ET CHATEAUX DU BERNSTEIN, ORTENBOURG ET RAMSTEIN
Parcours: Dambach-la-Ville - Chapelle Saint-Sébastien - Bibelefelsen - Bernstein (552 m) - Krieghurst - Rehhag - Ortenbourg - Ramstein - Hünelmühle - Taennelkreuz - Dieffenthal - Dambach-la-Ville.

Porte d'entrée de Dambach-la-Ville.

Sylvaner, autres crus et renseignements utiles sur la viticulture le long du parcours du "Sentier Viticole" de Dambach-la-Ville.

La Chapelle Saint-Sébastien. La chapelle Saint-Sébastien est l'ancienne église paroissiale du village disparu d'Oberkirch. Situé sur un large éperon, ce village était important. Ses habitants l'ont déserté au 13e siècle pour s'installer dans la ville fortifiée de Dambach. La chapelle est devenue un lieu de pélerinage, attirant de nombreux pèlerins, surtout lors des épidémies de peste. A la révolution, la chapelle est déclarée bien national. Elle est rachetée en 1796 par 32 familles de Dambach. Leurs descendants, regroupés au sein d'une Confrérie, assurent l'entretien du site et célèbrent le 20 janvier de chaque année la fête patronale de Saint-Sébastien.

Saint-Sébastien. La Chapelle Saint-Sébastien, classée monument historique, abrite un remarquable autel baroque et un ossuaire.

Dambach-la-Ville et son vignoble.

Bibelefelsen. Dans les vosges, quel village n'a pas son Bibelafels, Bubalafels, Bibalastein etc...

Château de Bernstein. Un premier château attesté du XIIe siècle est détruit peu avant 1200. Sans doute reconstruit dans la foulée, il est à nouveau mentionné en 1206. Il est pris et assiégé en 1227 par l'évêque de Strasbourg. La forteresse reste dans le patrimoine du pontife alsacien, jusqu'à son sac par les Suédois en 1632. La forteresse occupe un éperon en granit surplombant de plus de 300 mètres la plaine d'Alsace. Le Bernstein est le plus ancien château-palais alsacien type XIIIe siècle, érigé sur les contreforts vosgiens. Une grande tour-beffroi (bergfried) pentagonale à éperon acéré est dressée du côté de l'attaque. Elle posséde comme tout le reste de la place un beau parement en bossage rustique, lui conférant une indéniable majesté. Cette tour avait pour double fonction de servir de point de guet, mais également de bouclier aux bâtiments édifiés dans son sillage.

Sur le parcours une source fraîche viendra au secours du randonneur assoiffé.

L'Ortenbourg. L'Ortenbourg construit en granit à l'exception de certains encadrements réalisés en grès rose, est érigé par Rudolf von Habsburg vers 1265. Le château est incendié en 1293 par Otto von Ochsenstein, qui a fait bâtir un petit château de siège en contrebas, le Ramstein. Restauré par Albrecht von Habsburg après son accession au trône, en 1298, le château va progressivement être partagé entre de nombreux propriétaires (jusqu'à 46). Restauré jusqu'en 1551, le château sera finalement incendié et détruit par les Suédois en 1633. Ortenbourg est la plus remarquable illustration alsacienne de l'art de fortifier du XIIIe siècle.

L'Ortenbourg. Outre son imposante masse et son donjon, de belles ouvertures en grès rose.

Vue de l'Ortenbourg sur le vignoble en contrebas.

Le Ramstein à travers une meurtrière de l'Ortenbourg.

Entre l'Ortenbourg et le Ramstein.

En voyant cette fissure, il est facile de comprendre pourquoi la visite des ruines du Ramstein est interdite à tous publics.

Une chapelle en contrebas du Ramstein qui mériterait une rénovation...

La magnifique silhouette de l'Ortenbourg vue depuis le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Les lieux de pause ne manquent pas sur le parcours, ici, près de la chapelle du Taennelkreuz.

Dieffenthal et son église du XIIIe s.

Et retour à Dambach-la-Ville; la ville fourmillait d'activités viticoles et artisanales que l'on peut lire sur les blasons décorant les entrées de cours: vignerons, tonneliers, potiers, boulangers, forgerons, commerçants, charrons... La cité viticole est aussi cité de négoce où près de 10% de la récolte alsacienne sont commercialisés.
08 avril 2009
LA TRADITION DES RAMEAUX OU COMMENT PIERRE WELKER TRANSMET AUX JEUNES GENERATIONS L'ART DE LA CONFECTION DU " PALMA STOCK" !

Pierre WELKER, ancien marcaire du Thannerhubel, aujourd'hui à la retraite perpétue la tradition des rameaux. Aussi longtemps, dit-il, que nous étions en montagne avec nos vaches, que j'avais des enfants et petits-enfants allant à l'école, j'ai toujours confectionné des rameaux.

La veille du dimanche des Rameaux, Pierre Welker, s'est fait un plaisir pour confectionner les rameaux avec les futurs communiants de Bourbach-le-Haut.(Photo Jean-Marie Renoir)

Le départ de la procession, à partir de la sachristie, avec en tête les enfants fiers de leurs rameaux confectionnés dans la tradition.

La procession, rehaussée par les chants de la chorale, arrive devant l'église où se sont rassemblés les paroissiens.

Le diacre Ducottet procède à la lecture de l'évangile avant de frapper les trois coups sur la porte de l'église pour officialiser l'entrée du "Roi de Gloire".
07 avril 2009
ASSEMBLEE GENERALE DE LA SOCIETE D'HISTOIRE DE LA VALLEE DE MASEVAUX A DOLLEREN

Le président Gérard Zimmermann lisant son rapport moral lors de l'assemblée générale de la Société d'Histoire de la Vallée de Masevaux. Le président rappelle qu'il n'a surtout pas de "morale" à faire mais tient à remercier tous les bénévoles qui oeuvrent toute l'année pour: la rédaction du Patrimoine Doller, le Musée, les expositions, les visites guidées du Sentier des Bunkers à Burnhaupt-le-Bas, les permanences etc...
Il remercie également le maire de Dolleren, Claude Trommenschlager qui a accueilli l'assemblée générale dans sa commune et offert le vin d'honneur.
Remerciements aussi aux adjoints représentants les communes de Bourbach-le-Haut, Burnhaupt-le-Bas, Sentheim, Soppe-le-Haut et mention particulière au maire de Masevaux qui fait personnellement le déplacement. Laurent Lerch manifeste ainsi son attrait pour la Société d'Histoire et le Musée (propriété de la Ville de Masevaux).

L'assistance des "Historiens" qui auront encore une année chargée: ouverture du Musée en Juillet et Août, mais surtout, la préparation du Patrimoine Doller n°19 entièrement consacré aux Incorporés de Force, " Malgrés-Eux et Malgrés-Elles ".
René Limacher, Vice-président, a fait l'historique du Masopilitain Conrad Alexandre GERARD dont 2009 est le 280ème anniversaire de sa naissance. Il exprime 3 souhaits: qu'il soit fait mention de cet illustre homme sur les panneaux d'entrée dans Masevaux, que les 15 premières minutes de la prochaine rentrée scolaire du collège lui soient consacrées et que la copie du tableau de Conrad Alexandre Gérard (l'original étant au Musée de Philadelphie) soit mis en valeur au musée. Les souhaits étant adressés au maire de Masevaux, celui-ci pense que ce sont là des choses non insurmontables !
01 avril 2009
C'EUT ETE TROP BEAU !
L'article du journal "L'ALSACE" du 11 mars était vrai, le message du 1er avril: un beau poisson (rouge) pourpre ! Dommage.

Mais le 21 mars, un lecteur du même journal, Maurice Schubetzer, dément cette information et nous apporte la vraie histoire:
"L'édification du tombeau de l'Empereur a été confiée, par le roi Louis Philippe, en 1842, à l'architecte Visconti qui avait proposé un tombeau en porphyre pourpre reposant sur un piedestal en granit vert et un socle en marbre noir.
Le porphyre pourpre ne provient pas du Rossberg. En effet, cette roche n'a jamais pu être exploitée dans notre massif et, ne soyons pas naïfs, si tel avait été le cas, ça se saurait depuis longtemps ! En fait, la roche du sarcophage provient de la seule carrière connue à l'époque, proche du lac Onéga en Russie, susceptible de fournir un aussi grand bloc de porphyre rouge antique, en fait du quartzite aventuriné de Finlande.
C'est Léouzon Le Duc, diplomate spécialiste du monde scandinave et de la Russie qui fut chargé de rechercher en Russie le porphyre et alla visiter en 1847 les carrières dont le tsar Nicolas 1er avait autorisé l'exploitation. Par suite de négociations difficiles entre les gouvernements français et russe, le bloc brut de porphyre arriva par voilier depuis le port de Kronstadt en 1848 avec un an de retard et coûta 139.000 francs à la France.
Le socle de marbre noir a été extrait de la graniterie de Sainte-Luce en Isère.
En revanche, le granit vert du piedestal provient des Vosges, de la Graniterie du Pont de Miellin, à quelques kilomètres du Thillot. "
NOUVEL ATTRAIT TOURISTIQUE " DE TAILLE " A BOURBACH-LE-HAUT
Incroyable ! Il a fallu, à l'initiative du Comité de Thann du Souvenir Français, qu'un déplacement d'une délégation 27 jeunes Sapeurs Pompiers à Paris nous ramène cette information historique qui n'a pas échappée à la commission du tourisme de Bourbach-le-Haut.
En effet, un article paru dans le journal " L'ALSACE" du 11 mars dernier sous le titre: Pierres du Rossberg, nous apprend,
"Le lendemain matin, jour du départ, la délégation thannoise a été invitée par le cabinet du ministre Bockel à visiter gratuitement le musée des Armées, aux Invalides. Elle a notamment découvert le tombeau de Napoléon 1er, où elle a appris que le socle du tombeau a été édifié avec de la roche provenant du massif du Rossberg, sur les hauteurs de Thann... "
Après enquête et recherches il s'avère que le bloc de porphyre pourpre provient de la carrière de Bourbach-le-Haut.

Que Bourbach-le-Haut ait sur sa commune la carrière qui a fourni le bloc de porphyre pourpre qui a servi a l'édification du tombeau de Napoléon 1er est une aubaine pour le tourisme local.
Aussi, dans un premier temps, une plaque immortalisant cet évènement sera inaugurée ce mercredi 1er avril à 15hoo par les autorités locales et comme il se doit, toute la population y est cordialement invitée.

Détail de la carrière, vu la qualité et le coloris de cette roche , il est évident que Bourbach-le-Haut ai été retenu pour fournir un aussi grand bloc de porphyre.
Rendez-vous donc à la carrière, route du Hundsrück, juste avant la belle cascade, à 15hoo précises.


